12.06.2007
Législatives, vraiment ? La confusion antidémocratique
Bravo à Christine, et à tous nos candidats du MODEM, qui ont osé contre tous les "conseils" amicaux et toutes les intimidations qui le furent nettement moins, défendre nos convictions POLITIQUES (car nous n'avons ni peur ni honte de ce mot, nous…).
1) Ce n'est pas un score ridicule pour un mouvement qui a un mois d'existence, et dans ce contexte de présidentialisation du régime mise en place par le quinquennat, l'inversion du calendrier électoral, et l'extraordinaire personnalisation césariste du pouvoir menée par M. Sarkozy.
2)Il y a des défaites plus honorables que certaines victoires, obtenues avec des procédés frisant parfois l'illégalité, la tromperie sur la marchandise, ou l'abus de confiance !
3)C'est un score pas si médiocre, compte tenu du brouillage et de la confusion politiques sciemment orchestrés par les gens en place. Il est temps, grand temps je crois, de dire ce que signifient profondément ces confusions.
Le député sortant Jean-Marc Lefranc n'a en effet cessé de recevoir un soutien très appuyé des élus locaux "UDF", jusques et y compris dans la proclamation "officielle" (médiatique) des résultats, à la mairie de Bayeux par exemple. Apparemment, les connivences de relations de pouvoir, et l'ordre établi, sont pour ces derniers plus essentiels que la force des convictions… A moins qu'effectivement il ne s'agisse pas du tout des mêmes convictions, ce dont je suis pour ma part convaincu : car la manière de les porter, les moyens que l'on prend pour les faire valoir, décident aussi de la nature même de ces convictions. Les moyens, si l'on veut, ne sont pas indifférents aux fins que l'on poursuit.- Ce n'est pas la même chose du tout du point de vue des convictions, en effet, que de pencher par exemple pour une indépendance effective, au moment le plus dur et le plus révélateur (celui des élections), ou pour une indépendance relative au sein d'un pouvoir dominant : nous ne mettons apparemment pas du tout le même sens sous le terme d'indépendance… pour ne pas parler du "centrisme" ou de la "liberté" !
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- Ce n'est pas la même chose du tout, de penser que la conquête du pouvoir est essentielle à la promotion des valeurs, quitte à les mettre pour cela "momentanément" de côté (mais en réalité toujours, puisque toujours aux moments décisifs) ; ou de penser à l'inverse que la promotion des valeurs est primordiale, préalable et essentielle à la conquête du pouvoir, et qu'il y a des manières très différentes de le conquérir. Il y a là une différence de hiérarchisation et d'ordre des valeurs, mais cette hiérarchisation fait partie des valeurs, L'ORDRE DES VALEURS EST LUI-MEME UNE VALEUR ! (Il suffirait de considérer, par exemple, la hiérarchie entre la liberté et l'égalité, qui détermine largement la différence entre la gauche et la droite…).
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- Ce n'est pas la même chose du tout, du point de vue des valeurs, que de penser les valeurs comme de nature exclusivement subjective (ce qui "fait bien" dans le décor intérieur et la douillette intimité de sa seule conscience), tandis que les affaires "sérieuses", celles de la réalité objective et collective (là, on n'est plus dans la cour de récré, jeune homme), relèveraient essentiellement de rapports exclusifs de pouvoir ; et de penser, au contraire, que les valeurs sont et doivent être sur la place publique, constituer l'essentiel de la réalité politique, et la seule motivation du pouvoir. NE PAS DONNER LE MEME ROLE NI LA MEME PLACE AUX VALEURS - c'est-à-dire à la pensée - NE PAS PENSER DE LA MEME MANIERE LEUR RAPPORT AU POUVOIR, C'EST TRES EXACTEMENT NE PAS AVOIR LES MEMES VALEURS !
- Ce n'est pas la même chose du tout, encore, de penser que l'on défend mieux "le centrisme" et "l'humanisme" par des ralliements au pouvoir et des tractations partisanes, et par l'intérêt individuel et local ; et de penser au contraire qu'on doit se présenter clairement devant le suffrage populaire, c'est-à-dire juger que le peuple a droit à des lignes politiques claires, qu'il a droit d'être pris au sérieux (et non comme une chambre d'enregistrement et de simple validation de décisions préorientées ailleurs et avant les consultations électorales), qu'il a compétence et maturité pour juger souverainement : CE N'EST PAS LE MEME HUMANISME, ET CE N'EST PAS LA MEME CONCEPTION DE LA DEMOCRATIE. Faut-il vraiment rappeler à nos élus UDF l'article 4 de la Constitution de 1958 ? "Les partis et groupements politiques concourent [et non pas : se substituent…] à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement [Hervé Morin : "le Président m'a demandé de former un nouveau centre"…]. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie". Parlons-en, de ces principes : ne pas tromper le peuple, lui fournir une offre politique loyale et claire, le traiter en adulte, majeur et responsable, en ne préemptant pas sa volonté, c'est pour moi l'essentiel d'une attitude respectueuse de la démocratie. Et c'est tout ce à quoi se refusent les manières bien enracinées de faire de la politique ("les gens ne peuvent pas tout comprendre", "il faut simplifier", "on a avant tout besoin d'élus, et peu importe si l'on avance masqué" etc.)
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Or, Monsieur Jean-Marc Lefranc et ses très zélés supporters n'ont pas, à mon sens, respecté ces principes.
1. Une offre politique loyale et claire ?
- Notre député sortant a "oublié" d'indiquer dans sa profession de foi de 1er tour qu'il était le "patron" de l'UMP du Calvados : il n'y avait pas de candidat UMP dans la 5ème circo du Bessin !
- Il a indiqué, dans cette même profession de foi, que son suppléant appartenait à "l'UDF-Majorité Présidentielle", ce qui contient 2 erreurs : d'une part M. Huet n'est plus à l'UDF depuis 4 ans, et d'autre part, depuis un vote statutaire en date du 10 mai 2007 de son Conseil National et à une écrasante majorité, l'UDF s'est proclamée adhérente du Mouvement Démocrate, l'appellation officielle de l'UDF devenant "UDF-Mouvement Démocrate". Si M. Huet avait été membre de l'UDF, nul doute qu'il en aurait entendu parler…
- Il a affirmé enfin que certains dans cette campagne "parlaient surtout de politique" (sic), comme si ce terme était honteux : parce qu'être Président de l'UMP Calvados, ce n'est pas faire de la politique ?!? Mais il est vrai qu'il ne l'a pas dit… Etre député ou vouloir l'être, ce n'est pas "politique" ?!? Sans doute croit-il que le peuple ne doit pas s'en occuper, et laisser cela aux "professionnels", mais je ne suis pas sûr que ce soit très démocratique… Oui, nous parlons de politique ! Oui, nous disons que le peuple doit s'intéresser à la politique et se ressaisir de la question politique ! Oui, nous soutenons que le peuple peut et doit se préoccuper d'intérêts généraux, de ses intérêts en tant que peuple, et pas seulement des intérêts individuels de chacun ! Et comment, que nous parlons de politique ! Nous en sommes fiers, parce que nous au moins ne méprisons pas le peuple au point de ne lui concéder que des compétences locales et des intérêts particuliers.
2. Traiter le peuple en adulte, majeur et responsable ?
- Qui ne voit le paternalisme et l'infantilisation à l'œuvre dans une campagne tout entière menée autour de la formule "chacun a mon numéro de téléphone portable" (resic) ?!?
- Qui ne voit la confiscation de la souveraineté et de la compétence NATIONALES du peuple, dans une campagne censée être LEGISLATIVE (les mots du droit constitutionnel ont-ils perdu leur sens ?!?), où l'on a tâché de faire croire que l'essentiel relevait des intérêts locaux et particuliers ? Déposséder le peuple de son DROIT et de son DEVOIR de s'intéresser à l'intérêt GENERAL, plutôt qu'à des intérêts particuliers (locaux, sectoriels, catégoriels, voire strictement individuels), c'est nier l'ESPRIT CIVIQUE ("ne pensez qu'à vos intérêts personnels"), et c'est NIER LE POUVOIR LEGISLATIF LUI-MEME ! C'est confondre ce que Rousseau appelait la "volonté générale" (somme des volontés visant l'intérêt général) avec la "volonté de tous" (somme des volontés égoïstes). Cette confusion est ruineuse pour la démocratie, et elle a quelque chose d'anticonstitutionnel. Oh bien sûr, il ne s'agit pas de nier la valeur ni la réalité des intérêts individuels (on n'est pas chez Robespierre, ni chez Marx !), mais de rappeler qu'il y a aussi un temps pour autre chose, que ce temps est celui de l'intérêt porté à la NATION, bref, le temps du civisme, le temps du devoir politique, et que ce temps était justement celui de l'élection LEGISLATIVE. L'accentuation permanente mise sur le caractère local de la compétence populaire est un DENI DE DEMOCRATIE. Ou alors, supprimons carrément l'Assemblée, et la LOI ! Ainsi le peuple "local" redeviendra souverain, puisqu'il ne restera plus que l'échelon local : mais alors il faut le dire, et pour ma part, tout décentralisateur que je sois, je m'y opposerai toujours, car je suis aussi et fondamentalement un républicain.
Messieurs de l'UMP et apparentés, vous qui suivez comme un seul homme un Président qui veut réhabiliter le devoir, c'était justement votre DEVOIR, et tout votre DEVOIR, de rappeler le peuple à ce DEVOIR difficile qui est le sien : de penser pour tous, et pas seulement pour soi. Car c'est ainsi, et non par la basse flatterie des intérêts particuliers, que l'on respecte la démocratie.
Faut-il rappeler que le terme de "majorité" signifie aussi le fait d'être majeur, et pas seulement majoritaire ? C'est de responsabilité collective et d'exercice de la liberté qu'il s'agit, et pas de la simple domination d'un nombre d'individus ; c'est de citoyens qu'il s'agit, et pas seulement de consommateurs.
AU MODEM, NOUS NE SOMMES PAS MAJORITAIRES : NOUS SOMMES POUR UN PEUPLE MAJEUR.
P.S. Pour ceux qui veulent quelques formules marquantes, je mettrai rapidement (dès que je saurai me servir de toutes les fonctionnalités du blog !) quelques paragraphes très connus de 2 grands philosophes relatifs à tout cela : Kant et Tocqueville. Wait and see !
05.06.2007
Les élus "UDF" contre le MoDem (1)
Le journal Liberté a cru bon d'annoncer la semaine dernière que Jean-Marc Lefranc, Président de l'UMP Calvados, et candidat à sa propre succession dans la 5ème circonscription, avait le soutien de tous les élus UDF du département "dont les noms suivent".
Outre Jean-Léonce Dupont, sénateur et conseiller général du Bessin, dont les affinités politiques avec le député sortant sont bien connues depuis… 3 semaines et demie (il faut dire que le ralliement dès 2002 de l'ex-UDF Jean-Marc Lefranc à l'UMP lui confère un authentique statut de précurseur, voire de visionnaire, par rapport à ceux qui ont attendu 2007…), figuraient les noms de Claude Leteurtre (député en-principe-UDF de la 3ème circo) et de Rodolphe Thomas (député en-principe-UDF de la 2ème).
On peut donc à bon droit se demander ce qui se serait passé si Christine, candidate MoDem dans la 5ème, s'était "mêlée" d'autres circonscriptions que la sienne, et avait par exemple annoncé publiquement soutenir l'adversaire socialiste des 2 derniers susdits ! Que n'eût-on pas entendu ! Quel tollé !
On me dit que Lefranc ne leur a pas demandé leur avis, et qu'il s'agit d'une initiative personnelle (comme sans doute aussi le fait de ne pas faire figurer sur sa circulaire officielle qu'il est de l'UMP et qu'il soutiendra en tout et toujours les projets du gouvernement Sarkozy : mais je comprends que cela leur ait plu, car ne pas dire qu'on est UMP, c'est exactement le "centre" tel qu'ils le conçoivent et le pratiquent).
Initiative personnelle : faut-il vraiment préciser que c'est pire, alors ? Car enfin :
- Qu'il puisse se le permettre prouve qu'il domine déjà complètement ces élus UDF, assuré qu'il est de toute impunité. Je ne donne donc pas cher de leur capacité à avoir le moindre pouvoir de conseil ou d'influence sur lui à l'avenir...
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- Qu'il puisse se le permettre prouve encore qu'ils ont été suffisamment ambigus - pour ne pas dire plus - pour qu'il pense pouvoir le faire.
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- Qu'il n'ait pas été publiquement démenti par les intéressés prouve qu'il avait donc raison (qui ne dit mot consent, et les lecteurs du journal apprécieront le courage et le sens des responsabilités de ces élus UDF qui laissent parler le Président de l'UMP local à leur place…)
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Ah, la belle équipe !
Pardonnez-moi ce luxe de détails : mais il est très révélateur, je crois, de ce qui se passera dans l'Hémicycle, et au niveau national en général, entre ces anciens UDF et le patron de l'UMP élyséo-matignonesque.
Et puis c'est si beau, si grand, si noble, de voir ceux qui ont commencé par faire une carrière pour défendre des idées, n'avoir plus que les idées bonnes à défendre leur carrière !
Reste le plus drôle : c'est que certains d'entre eux, et non des moindres, espèrent même en toute bonne foi et amicale compassion pouvoir "tenir" et conseiller le MoDem (sinon l'anéantir) en l'éloignant de Bayrou, Bayrou dont ils prétendent qu'il nous nuit et nous emmène dans une impasse. Ils ne perdent pas une occasion, la main pure sur le cœur, de le "charger", en public comme en privé. Il est vrai que c'est un comportement bien inqualifiable que de ne pas avoir changé de ligne, de valeurs et de discours entre les 2 tours de la Présidentielle.
Eh bien, pas de bol : au MoDem, il n'y a et il n'y aura que des bayrouistes ! Il serait bon qu'ils le sachent, s'ils hésitaient encore à rejoindre le mouvement : le MoDem, c'est la ligne BAYROU. Alors surtout n'hésitez plus, Messieurs : bien le bon vent ! De l'air !
Et non, ce n'est pas "contre-productif" que de raconter tout ce qui se passe ici dans les détails : car un peuple adulte et responsable a droit à une information loyale sur ses candidats… Et nous faisons, nous, au MoDem, le pari de la loyauté et de la transparence retrouvée vis-à-vis du peuple : mais on peut comprendre que ceux qui n'ont pas encore intériorisé la chute du Mur, n'aient pas non plus bien intégré la Glasnost qui l'a précédée…
VOTEZ MODEM !
Post Scriptum (avec eux, il vaut mieux préciser, ils se méprendraient sur les initiales !) : si ce premier épisode vous a plu, je vous en raconterai d'autres (les raisons très précises, par exemple, de certains de ces ralliements, ou celles de certaines candidatures fantaisistes…). Le feuilleton est loin d'être terminé, et il ne s'arrêtera ni au 10, ni au 17 juin, comme ils croient pouvoir l'espérer ("le MoDem sera mort le 10 juin au soir") : leurs prochaines campagnes électorales, je le crains, seront aussi rudes que celle qu'ils nous font subir...
29.05.2007
Le centre selon Hervé Morin (et bien d'autres anciens élus UDF...)
On ne peut retenir un sourire de commisération en voyant sur internet la video où Hervé Morin explique sa "stratégie" devant ses électeurs…
Entre autres perles, celle-ci : "le Président de la République m'a demandé de former un nouveau centre" !!! Cela s'appelle la liberté de conscience, sans doute, et l'indépendance politique : je n'aurai que les convictions que mon bon maître me demande d'avoir.
NOUVEAU CENTRE ?!? 2 mots de trop !
- De quel curieux strabisme, d'abord, sont affectés ceux qui se proclament du CENTRE, uniquement parce qu'ils sont une DROITE qui n'ose pas s'avouer telle (c'est bien ainsi d'ailleurs que les perçoivent même leurs "amis") ? Et pourquoi sont-ils à droite, me direz-vous ? Mais tout simplement parce qu'il ne saurait être question pour eux d'envisager, ne serait-ce qu'une seule seconde, de s'entendre vraiment avec la gauche (parce qu'elle est sectaire, bien sûr). En tous cas, je ne leur confierais pas, pour ma part, d'appareil photo : sûr qu'ils doivent avoir de sacrés problèmes de mise au point, et de correction de parallaxe ! Mais il faut croire que la déviance (géométrique ou sémantique) a ses charmes…
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- Je voudrais qu'on m'explique, ensuite, ce qu'il y a de NOUVEAU dans ce prétendu "centre" systématiquement affilié à la droite (et pas à n'importe laquelle, en l'occurrence !), et qui d'ailleurs, n'étant pas à une contradiction près, s'affirme aussi bien dépositaire des "valeurs traditionnelles du centre" ? Oui ! Vous l'avez deviné ! C'est exactement l'UDF d'avant Bayrou ! En voilà, du nouveau !
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Alors, avant de les laisser définitivement aux oubliettes de l'histoire (encore que : la servilité aux parangons de la force est probablement éternelle), jetons-y un dernier regard… Car n'en dira-t-on jamais assez les charmes, là non plus ?
Ah, le "Club UDF" ! Bruits feutrés de couloirs, tractations préélectorales (on veut bien affronter le suffrage, mais seulement si on l'a préempté et qu'on est sûr de gagner d'avance : cela s'appelle le courage) ; hommes de "bonne compagnie" (tendance tweed et vieille fine) et "de dossiers" (surtout pas de pouvoir, il ne faut pas dire les choses comme elles sont, c'est vulgaire) ; honnêtes hommes à la Monsieur Bertin, éminences grises et conseillers du prince (c'est tellement plus confortable que d'être en première ligne, où il faut rendre compte directement au peuple !)… Ainsi, on se distribue par avance les positions institutionnelles (à toi le siège de député, à moi la Présidence du Conseil Général, par exemple), par un jeu de retraits de candidatures au mépris de toute défense de ses convictions devant le suffrage universel, au mépris de tout droit du peuple à une offre électorale loyale et claire…
Mais le temps du mépris, de la manipulation et de l'infantilisation du corps électoral des citoyens, ce temps où le Souverain est traité comme une chose, ce temps-là, Messieurs, commence à se terminer. Mouvements associatifs, Internet, recomposition des lignes politiques : la démocratie effective est en marche, et elle ne s'arrêtera plus, malgré toutes les manipulations et les mensonges de médias à la solde de l'exécutif.
Adieu, donc, nouveau centre et vieille UDF : je crains que nous n'ayons plus grand chose en commun, ni langage, ni intérêts, ni éthique politique.
DEFENDEZ BAYROU ! VOTEZ MODEM !
23:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : udf, modem, nouveau centre, hervé morin, législatives, bayrou
27.05.2007
Un député libre...
Un député libre, c'est quelqu'un qui n'est pas prisonnier de la logique d'affrontement des camps, qui veut que l'un vote toujours oui, et l'autre toujours non.
Un député libre, c'est quelqu'un qui fait passer l'intérêt général avant le jeu politicien de la conquête des places et des pouvoirs. C'est quelqu'un qui pense à la France et aux Français avant de penser à sa carrière et même aux intérêts de son propre parti.
Un député libre, c'est quelqu'un qui ne pense pas que la politique consiste à abandonner ses convictions pour des calculs électoraux de court terme et de courte vue, qui trompent, manipulent, et au fond méprisent la libre souveraineté des citoyens.
Un député libre, c'est quelqu'un qui mise sur la grandeur d'âme, l'intelligence, le sens du devoir et de la responsabilité collective des gens, bref, leur esprit civique, plutôt que sur leurs intérêts particuliers. C'est quelqu'un qui a le sens très exigeant de la dignité des autres et de soi-même.
Un député libre ne ment pas, ne flatte pas, ne cède pas : cela s'appelle le courage, ou la trempe.
Eh bien, j'ai la chance de connaître et de vivre depuis 20 ans avec une femme que j'ai vue tous les jours conduire sa vie selon ces principes, même quand il aurait peut-être été plus confortable pour tout le monde, parfois, de les renier. C'est ce qu'on appelle, comme on voudra, "une grande dame"… ou "une sacrée bonne femme" !
Cette femme, c'est Christine, et c'est un honneur pour moi de connaître quelqu'un de sa sorte.
Chapeau bas, ma femme !
23:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : christine delecroix, député, calvados, bayeux, législatives, modem


